Alzheimer : repérer et prévenir
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer,emeis tient à rappeler l’efficacité et les bienfaits d’une hygiène de vie adaptée et d’un accompagnement global des patients et de leurs proches. Alors que la recherche diagnostique et thérapeutique progresse, une certitude émerge : le repérage précoce des troubles et la prévention jouent un rôle essentiel dans la lutte contre maladie d'Alzheimer.
Alzheimer : vers un diagnostic de plus en plus précoce ?
Aujourd’hui, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer peut être proposé dès les premiers symptômes, même très légers. Grâce notamment à des outils adaptés d’évaluation de la mémoire, les médecins généralistes peuvent repérer les premiers signes chez des patients inquiets de leurs oublis. En cas de doute, le patient est orienté vers un neurologue ou un gériatre pour réaliser une consultation mémoire spécialisée afin de poursuivre les investigations. À l’avenir, des marqueurs sanguins pourraient même contribuer au diagnostic de la maladie, comme c’est déjà le cas pour d’autres pathologies.

L’hygiène de vie, élément essentiel de prévention
En parallèle d’une recherche dynamique sur des médicaments prometteurs, la Direction médicale de emeis plaide pour une prévention au quotidien, fondée sur plusieurs habitudes de vie dont les bénéfices sont aujourd'hui largement reconnus :
- L’activité physique : réduire le risque de déclin cognitif, c’est possible en bougeant régulièrement, un peu tous les jours,
- Le lien social, stimulant naturel du cerveau : discussions, rires ou interactions quotidiennes préservent les fonctions cognitives et le moral,
- Une alimentation équilibrée et diversifiée contribue au maintien d'une bonne santé générale et cérébrale.
Ces mesures apportent des bénéfices nombreux, notamment sur la santé cérébrale et cardiovasculaire. Elles contribuent à réduire le risque de déclin cognitif et restent bénéfiques même après le diagnostic de maladie d’Alzheimer ou apparentée, notamment pour préserver l’autonomie, la mobilité et la qualité de vie.
Les interventions non médicamenteuses jouent également un rôle important. Lorsqu’elles sont personnalisées, la musicothérapie, la médiation animale, les activités en plein air ou la stimulation sensorielle peuvent contribuer à atténuer certains symptômes comme l’agitation, l’anxiété ou l’apathie, et à améliorer le bien-être.

Vivre avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée : le rôle essentiel des aidants
La maladie d’Alzheimer ne signifie pas nécessairement l’arrêt brutal des projets ni de la vie sociale. Même lorsque les troubles progressent, une qualité de vie satisfaisante peut être préservée pendant plusieurs années grâce à un accompagnement adapté, à la présence attentive des proches et au maintien d’activités régulières. Sorties, interactions, repères du quotidien et soutien affectif contribuent à préserver le lien, à limiter l’isolement et à permettre aux personnes malades de continuer à vivre une vie aussi active que possible.
Toutefois, maintenir une qualité de vie repose aussi sur un équilibre fragile, qui implique les proches, souvent oubliés du système de soins. Car cet accompagnement peut être éprouvant pour les proches, avec des conséquences sur leur santé psychologique et physique, leur vie sociale et parfois leur activité professionnelle. Prévenir l’épuisement des aidants et leur offrir des temps de répit fait donc pleinement partie de l’accompagnement. Pour les soutenir :
- des groupes de parole pour briser l’isolement et partager des solutions pratiques,
- des formations sur la gestion des troubles du comportement,
- des séjours de répit.

Agissez dès aujourd’hui
- Vous êtes inquiet pour votre mémoire ou celle d’un proche ? Parlez en à votre médecin qui pourra réaliser une première évaluation et, si nécessaire, vous orienter vers une consultation spécialisée.
- Vous accompagnez une personne malade ? N’attendez pas l’épuisement pour demander du soutien. Associations, professionnels, groupes de parole, formations et solutions de répit peuvent vous accompagner.
- Vous souhaitez préserver votre autonomie ? Restez actif, entretenez vos relations sociales, prenez soin de votre audition et de votre vision et contrôlez vos facteurs de risque cardiovasculaire : ce sont autant de moyens d’agir. Le programme ICOPE développé par l’OMS (auquel emeis participe) vous propose de réaliser votre auto-évaluation à domicile avec des outils numériques.

